Mon nom est Zoé Galinsoga et j’écris depuis les camps de concentration au nord de la Grèce. Nous sommes passés du camp EKO aux nouveaux camps régis par l’armée militaire près de Thessalonique.

Nous venons de terminer le montage de nos installations à S.K Market à Kalechore. Nous préparons également une installation dans un des camps à Sindos.
Notre organisation est une des rares organisations qui a la permission de travailler avec les nouveaux camps de concentration grâce aux efforts de nos coordinateurs. La situation est très complexe; une sérieuse organisation est nécessaire pour être en mesure d’entrer.
Nous ne sommes que quatre volontaires pour un camp de 800 personnes. La majeure partie d’entre eux sont des enfants.

Sept soldats sont assis à une table de pique-nique sur une véranda ombragée et les réfugiés sont assis sur les quelques centimètres de l’ombre qui restent, à l’extérieur de cette zone.

BUSIl y a deux jours, le camp EKO a été démantelé en début de matinée sans avoir donné aucune notification à une des organisations. Toutes les familles (2.500 personnes) avaient une heure pour évacuer et quitter les lieux qui avaient été leurs maisons temporaires depuis trois mois. Sans avertissement, ils ont été amenés à une zone industrielle sans eau courante.

En arrivant, les familles ont commencé à nous écrire de nombreux messages … ils étaient terrifiés.

La même nuit, un group organisé de néo-nazis grecs est apparu aux portes du camping. Ils ont réveillé les réfugiés, les ont crié dessus et ont fini par leur jeter des pierres.

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Le camp auquel je suis affectée n’a pas d’ombre extérieure, mis à part l’ombre de l’édifice même où les tentes sont placées. Pendant la journée, les réfugiés sont assis les uns sur les autres dans seulement quelques centimètres d’ombre.

Aujourd’hui, une femme a eu une crise cardiaque dans sa tente. Il n’y avait aucun médecin pour lui apporter des soins.

ABDULAZEEZ

Les enfants jouent en plein soleil, sur l’asphalte, avec des poubelles, car il n’y a rien d’autre dans toute la zone.
Nous sommes entourés par des zones industrielles abandonnées, sans accès à Internet, sans électricité et sans nourriture fraîche. Il n’y a pas de système d’égout en place pour les déchets et de l’eau fécale s’accumule.

Justo antes de irnos, una viejecita ha entrado en la tienda. Juste avant de partir, une femme âgée entre dans notre tente. En me voyant, bien que nous ne nous connaissions pas, elle s’effondre en larmes. Tout ce que je peux faire pour la consoler est lui prendre dans mes bras et donner un message reconfortant.

Beaucoup de femmes viennent à notre tente pour pleurer. Après avoir terminée, je suis allée m’asseoir sur un trottoir au bord de la route pour respirer et une petite fille est venue s’asseoir à côté de moi. Elle était en train de s’auto-mutiler avec une aiguille à coudre.

Tous ces signes sont des signes grave de S.O.S.

Ne restez pas sans rien faire, aidez s’il vous plaît.

[Touts les photos sont de Abdulazez Dukhan #‎through_refugee_eyes‬]
[Traduction: Karen Meulemeester]

3 comments

  1. Joder, se’m parteix l’ànima en dos 🙁
    no sé que puc fer des d’aqui, apart de difondre… com puc ajudar bonica?
    una abraçada enorme

  2. animo zoe y a todas las personas q estais in situ ayudando..a ver si despertamos ya!!
    y entre todos logramos q haya mas ayudas!!!..sabiendo la situación en la q nos tienen tb en este país..es una vergüenza total!!!
    gracias a todos los q poneis vuestro granito de arena!!
    ánimos..esperanza..y mucho cariño!!!

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